jeudi 16 décembre 2010

Côte d'Ivoire : Un baril de poudre prèt à exploser


Cette journée du jeudi 16 décembre s'annonce incontestablement cruciale pour la Côte d'Ivoire où tous les indicateurs sont au rouge vif. 
En appelant ses partisans à marcher aujourd'hui sur le siège de la radio télévision Ivoirienne, (RTI) et à y investir les lieux, Monsieur Ouattara a sans doute décidé de forcer le destin au risque de déclencher un bain de sang qui peut être le point de départ d'une terrible guerre civile.
Vainqueur reconnu sur la scène internationale des dernières élections présidentielles, Monsieur Ouattara n'a pas d'autres choix, malheureusement, s'il veut récupérer la fonction qui lui revient de droit par le résultat des urnes, celle de président de la république de Côte d'Ivoire.
La RTI est en fait bien plus qu'un symbole dans ce pays. De tout temps elle a été sous l'influence exclusive des dirigeants de la Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, plus que jamais, elle est l'arme de propagande massive de Monsieur Gbagbo pour diffuser, sur l'ensemble du territoire, ses messages et ses instructions à l'intention de ses partisans.
On n'imagine donc pas un seul instant que Monsieur Gbagbo laissera tranquillement les partisans de Monsieur Ouattara investir cet endroit stratégique majeur pour sa survie politique.
A moins d'une énorme surprise, l'armée, qui demeure aux ordres de Monsieur Gbagbo, n'hésitera pas à ouvrir le feu pour décourager les partisans de Monsieur Ouattara dans leur entreprise.
Comme on le sait, en Afrique, l'avantage est toujours du côté de celui qui tient le gros de l'armée. 
Les forces en présence paraissent donc disproportionnées sur le terrain.
Monsieur Ouattara dispose du soutien de la communauté internationale mais cela ne sera sans doute pas suffisant ce jeudi pour gagner la partie devant le siège de la RTI.
L'histoire chaotique de la côte d'Ivoire peut parvenir dans les prochains jours à un paroxysme dans le domaine de l'horreur.
Alors que le monde aura les yeux tournés vers Abidjan, il sera intéressant d'observer les réactions de la communauté internationale si les évènements venaient à dégénérer comme on le craint.
Se contentera t'elle de condamner les éventuelles violences ou prendra t'elle de réelles mesures coercitives qui pourraient faire plier Monsieur Gbagbo ?
Quant à la France, que le régime en place suspecte de toutes les bassesses à chaque seconde qui s'égrène, nous savons tous comment elle réagira si, comme cela est possible, ses ressortissants sont menacés et attaqués.
On se doute bien que Charles Blé Goudé, qui avait dirigé les manifestations anti françaises en 2003, ne restera pas immobile dans ce capharnaüm cauchemardesque et n'hésitera pas à nouveau à envoyer ses "jeunes patriotes" terroriser la communauté française.
L'un des principaux navires de guerre de la royale, un porte Hélicoptère, le Tonnerre, veille au large d'Abidjan avec des hommes de troupe et du matériel important.
La force Licorne, basée au sud d'Abidjan et dont l'effectif est de 900 hommes, est en alerte maximum.
En fait, c'est toute l'armée française présente dans certains pays africains qui est désormais sur le qui-vive.
Le vieil Houphouët doit se retourner dans sa tombe en observant ce que certains Ivoiriens ont fait de son pays qui, autrefois, était une magnifique vitrine pour tout le continent africain.
Et si dieu existe, il serait bon qu'il sorte enfin de sa longue léthargie pour éviter l' inéluctablement à un peuple qui mérite le bonheur !

2 commentaires:

  1. Votre analyse est bonne mais il ne faut pas désespérer des Ivoriens. Je veux encore croire que le sang ne coulera pas car cela signifierai l'effondrement de tout le pays.

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  2. On pourrait meme craindre un génocide comme au Rwanda car Gbagbo est un sanguinaire sans scrupule.

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