dimanche 23 janvier 2011

Côte d'Ivoire : Il faut sonner la fin de la récréation

Gbagbo et Ouattara

Après maintes et maintes tentatives infructueuses pour faire comprendre à Mr Gbagbo qu'il ne peut plus continuer à usurper un pouvoir qui n'est plus le sien, nous en sommes toujours au même point aujourd'hui et ce, malgré les diverses sanctions financières qui ont été appliquées pour le forcer à quitter un fauteuil qui ne lui appartient plus.
Tout ce qui pouvait être tenté l'a été avec ces nombreux émissaires africains désignés pour trouver une solution et qui sont toujours revenus bredouille de leurs négociations.
Nous sommes donc dans l'impasse totale et Mr Gbagbo, le "boulanger", a de nouveau roulé tout le monde dans la farine en ridiculisant l'ensemble de la communauté africaine et internationale.
Et le message qui est envoyé aux autres pays africains est catastrophique pour l'avenir de la démocratie sur le continent noir.
Il est certain qu'à ce jour, au regard de la situation présente, tous les petits dictateurs accrochés à leur pouvoir y trouveront dans cette aventure Ivoirienne un espoir immense de continuer à exercer leur fonction, quelque soit le prochain résultat des élections présidentielles de leur pays. 
Et s'ils sont trop âgés pour continuer d'occuper leur poste, leur progéniture peut voir l'avenir avec un optimisme béa. 
Elle même, comme on l'a d'ailleurs déjà observé, aura tout le loisir d'organiser des élections truquées pour poursuivre "l'œuvre salvatrice" du papa ou de la maman à la retraite ou au cimetière.
Il n'est pas trop tard cependant pour agir.
Il est encore temps de rectifier le tir et d'envoyer un message clair et ferme aux actuels et futurs présidents imposteurs.
Les innombrables tentatives pour trouver une solution en Côte d'Ivoire ayant échoué, les sanctions financières tardant à faire leur effet, le temps des palabres sous le baobab du village est désormais révolu.
Mr Gbagbo et toute sa clique n'ayant pas entendu le message de la communauté internationale, il me parait absolument primordial de passer à la vitesse supérieure pour permettre enfin à Mr Ouattara d'exercer son mandat présidentiel que le peuple Ivoirien, dans sa majorité, lui a confié.
La récréation est terminée !
Il faut désormais fermer la porte aux discussions stériles, interminables et humiliantes pour ouvrir celle qui mène à l'intervention militaire.
Trop de temps a été perdu en faveur de Mr Gbagbo, lui permettant ainsi d'engager de nombreux mercenaires à sa solde et d'acheter une grande quantité d'armes, augmentant alors considérablement les risques pour les éventuelles troupes qui pourraient être amenées à le chasser du pouvoir.
Et malheureusement, il serait désormais très risqué de faire appel à de quelconques troupes régulières, plus ou moins bien aguerries, pour investir le palais présidentiel.  
Les pertes seraient trop importantes des deux côtés et le but n'est pas d'engendrer un massacre général, loin de là.
Seules des forces spéciales, des troupes d'élite maitrisant parfaitement les interventions chirurgicales seraient à même, avec un minimum de pertes de chaque côté, de prendre par la force le contrôle du palais de Mr Gbagbo.
Mais excepté en Afrique du Sud, existe t'il en nombre suffisant de tels soldats sur le continent africain ?
Je ne parle pas de la force Licorne qui, avec des renforts extérieurs français, serait en mesure de réaliser ce genre d'opération dans les délais les plus brefs.
Je continue de penser que la France n'a rien à faire dans ce conflit sur le terrain, si ce n'est de protéger ses ressortissants contre les très probables exactions des "tontons macoutes" de Mr Blé Goudé qui n'attendent qu'un seul signe de leur maitre pour commencer leur funeste besogne contre les étrangers et les partisans de Mr Ouattara.
Quoiqu'il en soit, l'Afrique doit assumer ses responsabilités à tous les niveaux et trouver la solution la moins traumatisante possible pour éjecter un usurpateur d'un pouvoir qu'il ne détient plus.
Avec beaucoup de regrets, je ne vois plus d'autre solution que la force militaire aujourd'hui et il serait bon que les meilleures troupes des pays africains, susceptibles d'intervenir, trouvent une cohésion efficace pour former un bloc offensif relativement puissant, à même de faire le ménage en Côte d'Ivoire avec le minimum de pertes.
Pour l'honneur de l'Afrique, des africains et de la démocratie.

8 commentaires:

  1. Gbagbo ne comprend et ne respecte que la force et la fermeté.
    Tout ce temps perdu pour laisser la place aux discussions lui aura permis d'aiguiser ses machettes avec les conséquences qui vont peut-être en découler pour le peuple de CI

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  2. L'honneur de l'afrique, ca serait déjà de demander à toutes les forces étrangères de quitter la cote d'ivoire. Comme ça on pourrai laver le linge sale en famille. Là bas tout le monde provoque tout le monde, l'onu et la licorne en tète. Laissez les africains réglé eux mêmes leurs affaires et je suis sur que tout ira mieux. Moi, je n'aime pas gbagbo ni ouattara. Tous des voleurs qui profitent de leur poste pour piller la cote d'ivoire.

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  3. Je ne suis pas de votre avis Phemga. La solution pour la côte d'Ivoire n'est pas l'intervention des militaires. La violence ne résout jamais définitivement les problèmes. Elle les contourne seulement. Je pense que le gèle des avoirs financiers de Mr Gbagbo finira par porter ses fruits. Sans argent, il ne peut plus payer ses cadres et les militaires qui le soutiennent. Or le véritable nerf de la guerre, ce ne sont pas les canons mais l'argent. Je vous soutiens par contre lorsque vous dites que c'est l'Afrique qui doit régler ses propres problèmes et que la France ne doit plus intervenir. Il ne faut pas laisser à certains africains mal intentionnés l'occasion de tout mettre sur le dos de la françafrique. Celle-ci a déjà fait suffisamment de mal pour qu'on y ajoute encore des actes dont elle n'a pas la responsabilité. Votre phrase sur les palabres sous le baobab du village m'a beaucoup amusée.
    Un petit peu d'humour ne fait jamais de mal même lorsque les situations sont compliquées.

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  4. Solenza, je crois que lorsqu'on a tout essayé pour faire entendre raison à un tricheur, un imposteur comme dirait Phemga, le seul moyen qui reste est la force. On ne peut pas discuter éternellement avec le diable. Un moment il faut bien que les évènements se précipitent et que les choses avancent. Si on continue de discuter avec Gbagbo on en sera au même point l'année prochaine à la même époque. Ce type s'arrangera toujours pour avoir de l'argent avec son allié Angolais qui est le seul à le soutenir dans cette histoire. La violence ne résout jamais vraiment les choses mais elle est quelque fois nécessaire pour les faire avancer lorsque toutes les autres solutions ont été épuisées.

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  5. Moi je l'aime bien ce gbagbo. Il fait la pige sans complexe à tout le monde. Il faut quand meme un certain courage pour ça. Il ne sortira pas gagnant de l'affaire le type là c'est sur mais en attendant il joue les empécheurs de tourner en rond et contrarie les plans de mecs qui ne sont pas forcément tout blancs.

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  6. J'ai lu que Gbagbo propose de recompter toutes les voix et qu'il renoncera au pouvoir si le nouveau décompte n'est pas en sa faveur.
    Ce type est un manipulateur. Il aura eu tout le temps de trafiquer les bulletins à son avantage en faisant intervenir ses relations et ses réseaux. Je ne vois pas comment on peut le dissuader de partir sans sortir les fusils.

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  7. Laurent gbagbo a du sang bété dans les veines. Or les bétés ont toujours été des guerriers. Il ne renoncera au pouvoir que par la force des armes. Les discussions avec lui ne servent à rien.

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  8. En tout cas, personne ne semble en mesure de sonner la cloche pour dire stoppe. La récréation n'est donc pas terminée et la communauté internationale se discrédite en laissant faire les choses après avoir tant menacé. Pauvre afrique.

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