mercredi 9 mars 2011

Marine Le Pen, la grande menace

 

L’envol de Marie Le Pen dans les deux derniers sondages sur les intentions de vote au premier tour de la prochaine élection présidentielle de 2012, aura constitué un véritable reflet des interrogations des français.
Si on peut toujours argumenter que la réalité d’aujourd’hui ne sera certainement pas celle de demain, on ne peut nier que ce qui ressort de ces sondages est incontestablement une indication politique précise qui témoigne de l’inquiétude de plus en plus profonde d'une forte minorité de la population.
Et lorsque l’on observe actuellement la médiocrité des débats politiques, tant à droite qu’à gauche, on peut comprendre aisément l’état d’esprit d’une partie des électeurs qui ne savent plus où se situer dans un univers où ils ne trouvent plus leur place.
Je crois qu’il serait inutile de tenter, comme d'habitude, de diaboliser le FN qui ne bénéficie tout simplement que de l’expression démocratique des français, même si dans l’affaire, il ne s’agit que de simples sondages trop éloignés de l’élection présidentielle pour créer une quelconque panique.
Cependant, ce coup de semonce, qui reste un sérieux avertissement pour les politiques de droite et de gauche, doit être rapidement pris en compte dans les prochaines stratégies de campagne.
Si les inquiétudes des français ne sont pas rapidement atténuées par des actes concrets, des projets innovants et des propositions convaincantes, Marine Le Pen poursuivra sa route du succès pour se faufiler au second tour de la prochaine élection présidentielle.
Et si nous savons tous qu'elle ne sera pas en mesure de remporter le scrutin, la droite et la gauche lui faisant barrage par une union de circonstance comme en avril  2002, le fait que Marine Le Pen puisse se retrouver au second tour sonnerait une nouvelle fois la faillite des politiques et démontrerait  aussi leur extrême médiocrité.
D’ailleurs, en toute objectivité, au regard des derniers sondages, je me demande si celle-ci reste encore à démontrer !
Marine Le Pen semble avoir choisi une stratégie plus nuancée que son père en évitant les dérapages verbaux réguliers tout en formulant quelques phrases chocs.
Celle-ci n’en est que plus dangereuse car elle a parfaitement pris conscience qu’en adoptant une méthode plus policée, elle touchera forcement un éventail plus vaste d'électeurs qui lui donneront des chances importantes de se maintenir au second tour de l’élection présidentielle.
Or, l'objectif principal de Marine Le Pen est bien de parvenir à ce second tour comme l'a fait son père, même si je crois qu'elle est parfaitement consciente que le défi suivant serait insurmontable pour les raisons évoquées plus haut.
Le passé à montré que les français aimaient jouer avec le feu en n'hésitant pas, dans un premier tour de scrutin présidentiel, à voter uniquement par défiance envers les mastodontes politiques.
Et à ce petit jeu du chat et de la souris, inévitablement, un gros calibre de la politique y laissera des plumes.
Qui, mieux que Monsieur Jospin, peut le confirmer ?
Et comme il est dans la nature humaine de ne jamais retenir les leçons de l'histoire, la probabilité d'un remake du scrutin présidentiel de 2002 est plus forte que jamais.
Et, transi d'effroi, j'en ai déjà la chaire de poule !


6 commentaires:

  1. Je suis moi un supporter de Marine Le Pen et je souris à l'idée que ces hommes et femmes de droite comme de gauche puisse avoir le sommeil perturbé par la montée du FN. J'ai bien l'impression que tous ces politiques ne sont pas prêts de dormir sur leurs deux oreilles.
    Du temps de Jean Marie Le Pen, je n'avais pas en tête l'idée que je pourrais un jour voter pour le FN. Depuis que Marine Le Pen a repris sa suite, je me reconnais bien plus dans ses discours qui comme vous le dites Phemga sont plus contrôlés et moins à l'emporte pièce.
    Vous avez sans doute raison, Marine Le Pen ne sera jamais présidente de la république mais il me plait beaucoup d'imaginer qu'un Sarkozy ou qu'une Aubry paient les pots cassés de leur politique et de leurs idées qui font tourner la France en rond quand elle ne recule pas.

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  2. On s'aperçoit que personne finalement n'est vraiment étonné des résultats de ces sondages. Le clan Le Pen doit jubiler et la Marine est bien partie pour jouer les troubles fêtes pendant les 14 prochains mois. Ces sondages prouvent bien l'inquiétude des français mais surtout l'impossibilité des politiciens à répondre à leur préoccupations. Je constate quand même que la montée de l'extrême droite n'est pas un fait propre à la France puisqu'on voit la même situation en Italie, en Allemagne, au Pays bas et en Suisse. Il y a donc bien quelque chose qui ne va pas dans nos sociétés.

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  3. Et si Marine Le Pen coiffe tout le monde au poteau en 2012 on fait quoi?
    Moi je m'exile chez Kadhafi!!!!!!!!!!!!!!!!

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  4. On se doute bien que Marine Le Pen a peu de chance de remporter la mise en 2012 mais il est sur qu'elle va jouer un rôle d'arbitre très important et que les gens de droite vont tout faire pour récupérer l'électorat du fn.
    Ca va draguer sec dans les couloirs et dans les discours.

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  5. Personne ne croit à une victoire de Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles et c'est cela même que je trouve très dangereux. Un homme auquel personne ne croyait au départ est parvenu à s'emparer d'un pays avec les conséquences que nous connaissons.
    Il s'appelait Hitler.
    Il faut se méfier des votes des français qui peuvent déstabiliser toute la classe politique et se rappeler de cet engouement pour Pétain en 1940. Il était considéré comme le sauveur de la France et il a collaboré avec les Allemands sans que les français y voient le moindre inconvénient. Donc méfiance et prudence.
    Le Fn pour moi c'est le pire cauchemar de la France.

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  6. Virginie, en ce qui concerne la sympathie des français pour Pétain, je vous invite à vous replonger dans le contexte de l'époque où ce dernier apparaissait aux yeux des gens comme le grand héros de Verdun.
    Toujours dans le contexte de cette période si noire de l'histoire de France, on peut trouver normal que tout un peuple, abasourdi par la défaite de 1940, ait reporté ses espoirs sur un homme dont le discours mythique de Verdun avait galvanisé des soldats épuisés, affamés, désespérés, au bord de la rupture et de la défaite.
    Qui n'aurait pas cru en un tel homme en 1940, au vainqueur de Verdun ?

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