lundi 16 mai 2011

DSK, la terrible descente aux enfers


L’inculpation de DSK et sa mise en détention préventive aux États-Unis ébranle considérablement la classe politique française à un an des élections présidentielles de 2012.
Accusé d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration, le Directeur Général du FMI, l’un des hommes les plus puissants du monde,  risque 70 ans de prison.
Et la foudre qui vient de s'abattre sur lui va considérablement changer la donne présidentielle de 2012 dans le camp socialiste.
En effet, sauf s’il était prouvé dans les jours à venir que DSK était victime d’une machination, d’un coup monté, ce dernier, même s’il était finalement libéré sous caution, ne peut plus, pour des raisons déontologiques, se porter candidat à la présidentielle de 2012.
Et les 3 poids lourds du camp socialiste que sont François Hollande, Martine Aubry et Ségolène Royal, vont désormais devoir prendre leurs responsabilités en vue de l'échéance présidentielle.
Il semble que François Hollande, sera le grand gagnant de la mise à l’écart de DSK puisque celui-ci bénéficie actuellement d’un courant de sympathie largement supérieur aux autres éventuels candidats.
Il apparaît donc aujourd’hui comme le seul personnage politique de gauche susceptible de battre Nicolas Sarkozy en 2012.
Les jours et les semaines à venir seront donc déterminants dans le camp socialiste qui va devoir revoir en profondeur toute sa stratégie politique afin d’éviter une guerre de clans et l’apparition de candidatures "sauvages" qui pourraient amoindrir considérablement les chances de victoire l'année prochaine.
L'attitude qui sera adoptée par les seconds couteaux du parti socialiste et la capacité de ses principaux responsables à réunir et à composer un bloc unique, cohérent et puissant, seront fondamentales dans la course à la présidentielle.
Il est encore bien trop tôt pour savoir si Nicolas Sarkozy tirera profit de la disparition politique de DSK mais je ne suis pas certain, loin de là, qu’il gagne au change en ayant face à lui François Hollande, même si ce dernier, actuellement, ne me semble pas encore projeter une véritable stature de chef d’état.
Mais au-delà des conséquences politiques qui vont intervenir après cette bombe atomique qui vient d’exploser dans le ciel politique français, il me paraît important de revenir sur la personnalité de DSK.
C’est homme, brillant économiste, fin politicien et très apprécié au FMI semble tout de même en proie à des problèmes réguliers de comportement avec la gent féminine.
Et certaines affaires passées, plus ou moins étouffées et peut-être en passe d’être remises en lumière sur la scène médiatique vont sans doute nous apporter des éléments nouveaux sur la psychologie et le comportement d’un homme dont les femmes semblent constituer un point faible irréversible.
En tout honnêteté, j’ai tout de même le plus grand mal à comprendre comment un homme prétendument saint d’esprit, exerçant de très hautes fonctions sur la scène internationale puisse se risquer à agresser une employée de chambres d’hôtel et de surcroit dans un pays où le simple fait d’observer trop longuement une femme peut-être considéré comme du harcèlement.
Loin de moi l’idée de remettre en cause le témoignage de cette femme de chambres qui, si les accusations sont définitivement avérées, est une victime et a de ce fait parfaitement le droit de demander réparation pour les actes perpétrés à son encontre, mais j’ose espérer que la justice américaine accordera une priorité absolue à la recherche de la vérité et rien que la vérité.
Qui sait si après tout, cette employée, soit disant modèle, n'aurait pas accepté une relation sexuelle avec DSK qui aurait par la suite mal tourné ?
Je ne cherche pas particulièrement à défendre DSK mais en ce lundi 16 mai au soir, je ne peux que m'interroger car nous n'avons entendu que les arguments de l'accusation alors que la défense ne s'est pas encore exprimée.
Les avocats de DSK, qui sont de véritables ténors dans leur profession, vont devoir s’atteler rudement à la tâche car tout porte à croire, en l’état actuel des choses, que le grand argentier du FMI n’est pas au-dessus tout soupçon et que le gouffre dans lequel il s’enfonce peu à peu demeure encore insondable.
Quoiqu’il en soit, du côté français nous aurons fait connaissance avec les terribles méthodes de la justice américaine qui n’existent pas dans l’hexagone, la présomption d’innocence garantissant un minimum d’anonymat, même lorsqu’un prévenu est présenté devant un juge.
Médusés, choqués, nous aurons découvert un DSK le visage tourmenté, affaibli mais surtout un homme humilié par le port de menottes aux sus et au vu du monde entier, laissant le champ libre à une mise à mort médiatique avant même qu’il ne soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés.
Certes, ces méthodes indiquent bien qu’il ne saurait y avoir de traitement de faveur pour tel ou tel personnage, sous prétexte de sa notoriété ou de son influence dans le monde, et que tout suspect ou inculpé pour crime est traité de la même manière, quelque soit son rang.
Cependant, ces pratiques bousculent violemment nos habitudes françaises et demeurent en total contradiction avec notre conception de la justice telle que nous la percevons depuis notre plus tendre enfance où les individus accusés de délit ou de crime ne sont jamais jetés en pâture aux médias comme nous venons de l'observer avec effroi.
Ceci dit, l’affaire DSK ne fait que commencer et bien d’autres éléments viendront dans les prochains jours s’ajouter à charge ou à décharge de ce personnage dont l’avenir politique mais aussi personnel est des plus compromis.
Je ne terminerai pas sans parler de l’image de la France qui sera sérieuse écornée dans ce bien triste événement planétaire.
Il ne fait pas de doute que les médias anglo-saxons qui, comme nous le savons tous, vouent un amour indéfectible à la France, vont se faire une joie immense de parler de notre pays en des termes dont l’éloge nous comblera sans nul doute d'une satisfaction immodérée.

5 commentaires:

  1. Et oui, nous sommes complètement atterrés par les ennuis de dsk et l'affaire n'en est qu'à ses débuts. On attend la contre attaque des avocats qui d'après ce que je lis vont tenter de prouver qu'il y a eu une relation sexuelle consentie.
    Tu n'as donc pas tort lorsque tu écris qu'une relation sexuelle qui aurait mal tourné a peu être eu lieu. Enfin.....les avocats seront prêts à tout pour défendre leur client, même à raconter des sottises donc on doit rester prudent. Quelle affaire quand même. J'ai du mal à croire à toute cette histoire.
    Ca me parait tellement invraisemblable.

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  2. Dsk, c'est un malade sexuelle et ce n'est pas la première fois qu'il est accusé de violence sur une femme. Chaque fois, les victimes n'ont pas osé porter plainte à cause de la notoriété de l'homme mais ce coup ci, il est en prison et je ne le vois pas s'en sortir à bon compte.
    A moins d'un miracle du genre coup monté, Dsk est fini. C'est triste pour lui mais il fallait que cela arrive un jour. En plus il n'a pas de chance, c'est arrivé aux Usa où on peut se retrouver avec 250 ans de prison avec les charges cumulées.

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  3. Le sexe aura surement brisé la carrière politique d'un homme pourtant brillant et on a l'impression d'un terrible gâchis.
    Tout ça est bien triste même si je me demande s'il n'y a pas un vaste complot dans cette histoire qui arrange quand même bien les affaires de certains politiques français de droite comme de gauche.
    Dsk se serait-il fait piéger comme un bleu par des malfrats à la solde d'une organisation inconnue?

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  4. Quand on est incapable de tenir son petit oiseau tranquillement dans sa braguette on finit par avoir de sérieux ennuis, surtout dans un pays comme les states tellement mais faussement pudique.
    Je n'ai rien contre Dsk, j'aurais même tendance à ressentir une certaine sympathie à son égard mais s'il s'avère qu'il a réellement violenté cette femme, il faudra qu'il en paie le prix. Et la justice américaine est intraitable dans ce domaine.

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  5. Certains hommes politiques qui possèdent des responsabilités importantes s'estiment au dessus des lois et n'hésitent pas à abuser de leur pouvoir. On parle de dsk qui s'est fait prendre mais on pourrait également évoquer le cas de Berlusconi qui s'il se trouvait dans un endroit comme les usa serait déjà en prison depuis de longues années. Une autre femme de chambre se serait occupée de l'envoyer derrière les barreaux pour quelques siècles.

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