mardi 31 mai 2011

Gérard Longuet ou la presse de caniveau à la française


Avec toute cette richesse d'évènements qui anime l'actualité en ce premier semestre 2011, je pensais que la presse française avait d'autres chats à fouetter que de s'intéresser à de petits faits divers survenus voici 5 longues années.
Donc, cette fameuse presse nous apprend que Monsieur Longuet, actuel ministre de la défense, a été hébergé en 2006, pendant 2 jours, dans un hôtel tunisien, aux frais du régime de Ben Ali.
Nous ne parlons pas de la fin de 2010 où les choses ont commencé à bouger en Tunisie et où le régime a fini par s'effondrer mais de l’année 2006.
Je ne sais pas si beaucoup de français vont s'intéresser aux petites turpitudes d'un homme politique voici 5 ans alors qu'il y a bien d'autres problèmes à régler en cette première partie d'année 2011 mais une chose demeure certaine :
Une bonne partie de la presse française a définitivement rejoint son homologue anglo-saxonne dans les caniveaux nauséabonds de la connerie humaine, où le devoir d'informer s'est transformé en besoin de déformer, de nuire et de détruire.
Je ne connais pas Monsieur Longuet et, très honnêtement, je me fiche royalement de ce qui peut lui arriver demain sur la scène politique mais je ne parviens pas à comprendre quelle jouissance peut retirer un journaliste lorsqu’il inonde la planète d’une information aussi insignifiante sur des faits tellement lointains.
En 2006, dans le contexte de l’époque, le régime Ben Ali était protégé et choyé par tous les pays occidentaux.
Aussi, passer une ou deux nuits aux frais de la “princesse locale“ n’était pas encore considéré comme un crime de lèse- majesté.
Si aujourd’hui, il fallait faire le procès de tous les hommes politiques qui ont été proches du régime Ben Ali au cours de ces 40 dernières années, il n’y aurait sans doute pas assez de tribunaux en France pour s’acquitter de cette lourde tâche.
Mais le principal procès serait à intenter en priorité à cette soi-disant presse bien pensante, qui voici encore quelques mois continuait de considérer Ben Ali comme un grand ami de la France.
Il est facile aujourd’hui de retourner sa veste et de tirer à l’arme lourde sur ce qu’on a encensé pendant plusieurs décennies, alors que la dictature sévissait.
Si procès il devait y avoir, il faudrait de toute urgence rechercher le nom de tous ces journalistes qui ont plus ou moins longuement côtoyé le régime de Ben Ali, qui savaient ce qui se passait et qui ont détourné pudiquement les yeux.
Tous ces grattes papiers, petits et grands, qui ont “pondu“ des articles à la gloire de Ben Ali, se pavanent aujourd’hui en donneurs de leçons et dénonciateurs de mauvaises manières pour mieux faire oublier leur complicité passive ou active avec le régime tunisien de l'époque.
Et si nous n'y prenons garde, chacun d'entre nous qui aura mis les pieds en Tunisie, ces 4 dernières décennies, risque de se retrouver sur le banc des accusés.
Lorsque le monde journalistique aura récuré le sol de son infect taudis, en se débarrassant purement et simplement de toutes les "bonnes âmes" qui ont traité, dans leurs articles, Monsieur Ben Ali avec égard et complaisance, il pourra alors jouer les redresseurs de torts et les pères fouettards. 
La question qui se poserait dans un tel cas, serait de savoir s'il resterait assez de fouilles-merdes en service pour continuer de manipuler l'opinion en fonction des opportunités. 

6 commentaires:

  1. Ho purée mon phemga, toi tu vas dérouiller!!
    Qu'est-ce que tu leur a balancé aux fouilles merde!!!!
    Bon, c'est vrai que la presse en France ressemble de plus en plus à celle des anglais et des américains et que forcement on ne va pas dans la qualité mais plutôt dans les bas fonds, là où ça pu.
    Je crois qu'on n'a pas le choix et qu'il va falloir s'adapter à cette presse de caniveau qui se développe de plus en plus. Après tout les anglo-saxons s'en accommodent bien alors pourquoi pas nous les français.
    Toi par contre, visiblement tu ne parviens pas à t'adapter mon cher Phemga. Il va pourtant bien falloir faire un effort car tu finiras pas attraper une crise cardiaque.

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  2. Vous n’y allez pas de main morte avec la presse Phemga.
    Vous êtes très sévère et on se doute bien que vous n’avez pas beaucoup d’estime pour ce que vous appelez les grattes papiers.
    Je reconnais que de plus en plus de journalistes adoptent le modèle américain ou anglais que l’on peut voir dans certain journaux bas de gamme et dévalorisent ainsi leur métier.
    Je pense pourtant qu’il est important de ne pas généraliser car il y a encore en France de très bons journalistes qui font leur travail avec beaucoup de professionnalisme.
    Je regrette que dans votre article vous ayez omis de souligner cette évidence en généralisant à outrance le côté négatif de la profession.
    Je me souviens que vous aviez fait un précédent article sur les médias et il me semblait infiniment plus mesuré que celui-ci même s’il était très critique.

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  3. Quel coup de gueule!
    La presse est un peu comme notre monde, pourrie et sans foi ni loi.
    Pourtant, contrairement aux usa, en France on ne peut pas dire n’importe quoi car il y a un minimum de garde-fou.
    Pour ce qui est de Mr Longuet, c’est vrai, personne n’a rien à faire de cette histoire qui date de plusieurs années.
    On devine une tentative de manipulation à la mords moi le nœud.

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  4. Whaff! Ca décoiffe.

    Ce blog a pour but de faire partager une opinion sur l'actualité nationale, internationale et les évènements qui nous entourent. L'intention principale est d'exprimer un point de vue personnel, avec respect et courtoisie, mais sans aucune concession.

    Je n'ai pas vu beaucoup de respect et de courtoisie dans cet article.
    Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a quand même des vérités dans ce qui est écrit mais la proportion à généraliser est assez dérangeante.

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  5. Il faut toujours rester très prudent avec la presse car la frontière entre la réalité de l'information et la tentation d'un journaliste de ne décrire que son opinion personnelle se confond souvent. C'est pourquoi, l'information du public ne doit pas se faire sur 1 ou 2 journaux ou articles mais sur tout un ensemble de journaux ou d'articles. Il est effectivement très facile pour les lecteurs que nous sommes de nous laisser manipuler, d'où cette nécessite de diversifier les sources d'information pour prendre plus de recule et garder plus de mesure.
    Je prends pour exemple l'affaire Dsk traitées par une partie de la presse américaine. Si on en croit certains journaux, tous les français sont des obsédés sexuels. L'amalgame entretenu par un sentiment anti français primaire se fait pratiquement automatiquement sans aucune retenue et pour cause, tout ce qui est francophobe fait vendre aux Usa comme en Angleterre. Il faut quand même reconnaitre que la presse anglo-saxonne, si on excepte quelques grands journaux, est d'un très bas niveau.

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  6. Vous y allez un peu fort Phemga en parlant d'infect taudis concernant le monde de la presse. C'est vrai que certains journaux sont d'une misère intellectuelle épouvantable, souvent à l'image de la population qui les lit d'ailleurs. Je pense surtout à une certaine presse anglaise plus qu'à la presse française dont vous semblez diriger toutes vos attaques. Dans ce cas, on peut vraiment parler de caniveaux et d'égouts. Je suis bien plus mesuré avec la presse française qui est pour ma part d'un bon niveau. Je ne nie pas qu'il y a des journalistes qui ne font pas honneur à leur profession mais je suis persuadé qu'ils ne sont qu'une petite minorité contrairement à ce qu'on peut voir dans certains autres pays. Pour ce qui concerne Gérard Longuet, en revanche, je trouve que vous avez totalement raison. Essayer de faire un scoop d'une aussi petite histoire qui s'est passée voici 5 ans est ridicule. Et là, effectivement, on nage dans les égouts et les mauvaises odeurs. Certains petits scribouillards n'ont sans doute pas d'autres alternatives pour faire parler d'eux. Mais il y a des vilains petits canards partout dans tous les métiers.

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