dimanche 14 avril 2013

Gabon : Le train de l'émergence ne sera pas à l'heure



En ce début de second trimestre 2013, alors que le Gabon s'est lancé, depuis 4 ans, le formidable défi de parvenir à l'émergence à l'horizon de 2025, il me parait tout indiqué d'établir un nouveau mini bilan sur les atouts et les faiblesses d'un pays qui, quoi qu'on en dise, reste un havre de paix fort appréciable en Afrique noire.
Pour ce faire, il convient d'évoquer les éléments clés qui font que le Gabon pourrait prétendre se situer sur le chemin de l'émergence mais aussi, et cela sans ambages, de d'énoncer les vérités crues, celles qui dérangent et que beaucoup refusent d'entendre, faute d'humilité.

Il est incontestable que le Gabon dispose d'atouts non négligeables, qui font qu'il pourrait obtenir les armes pour parvenir un jour à l'émergence et être ainsi considéré d'un tout autre regard sur la scène internationale.

- Le Gabon jouit de ressources naturelles importantes qui génèrent de gros revenus,
- Plusieurs réformes engagées sont ambitieuses et certaines sont en cours de réalisation,
- Le Bâtiment et les Travaux Publics, en plein essor, n'ont jamais été aussi actifs,
- La construction récente d'infrastructures routières a permis de désenclaver certaines régions du pays et celle-ci poursuit sa progression vers d'autres zones éloignées,
- Les nouvelles technologies de communication ont atteints un niveau de développement remarquable et inégalé en Afrique noire,
- L'industrialisation, bien que timide, progresse régulièrement et l'économie tend à se diversifier,
- Le taux de croissance économique, estimé à 7%, ferait pâlir d'envie n'importe quel pays développé,
- L'investissement public garantit l'augmentation régulière du PIB,
- Les investisseurs perçoivent l'avenir du Gabon avec confiance, celui-ci étant considéré comme l'un des pays les plus stables du continent.

Au vu de ces atouts, tout porte à croire que le Gabon est bien positionné sur le chemin qui mène à l'émergence et que l'échéance de 2025 sera honorée.
Malheureusement, si les indicateurs positifs nous invitent à l’optimisme, les insuffisances du Gabon, dont certaines sont rédhibitoires, nous exhortent à la plus extrême des prudences.

 - La redistribution des richesses reste toujours peu transparente et continue de profiter à une minorité de privilégiés,
- La réforme qui a conduit à détruire brutalement, du jour au lendemain, une grande partie de la filière bois à l'exportation, sans aucun discernement, sans aucune mesure d'accompagnement, alors qu'elle rapportait des milliards de francs CFA à l'état, s'est avérée catastrophique pour l'emploi et pour tout un pan de l'économie du pays,
- La pauvreté ne cesse d'augmenter, au point de connaître l'émergence, bien réelle celle-ci, d'une certaine misère,
- Le taux de chômage est toujours très important puisqu'il est estimé entre 20 et 22% de la population active,
- Le coût de la vie, déjà très élevé, croit régulièrement,
- Les services de santé, malgré une certaine amélioration, disposent toujours de moyens logistiques et humains très limités,
- L'éducation reste globalement de qualité médiocre et n'est pas en mesure de dispenser un enseignement qui permettrait à la jeunesse de se projeter sereinement  sur les marchés internationaux,
- Les très rares universités sont rongées par les problèmes internes et les écoles formatrices aux divers métiers de l'entreprise sont quasi inexistantes ou n'en sont qu'à leur premiers balbutiements,
- Le pays importe l'écrasante majorité de sa nourriture et des produits de première nécessite, suite au sous développement de l'agriculture paysanne et industrielle,
- L'absence insolite d'un réseau routier praticable entre la capitale du Gabon, Libreville, et le poumon économique du pays, la ville de Port-Gentil, constitue un fait unique au monde et reste un frein puissant au développement économique du pays,
- Les transports aériens, dont la sécurité est douteuse, sont en état de déliquescence et l'absence d'une compagnie nationale comme Air Gabon, qui jadis a fait les beaux jours du pays à l'étranger, se fait toujours cruellement sentir,
- La consternante et pitoyable gestion de l'eau et de l'énergie, qui cause des préjudices importants à la population et aux entreprises, est devenue une  honte nationale,
- La désorganisation affligeante du ramassage des ordures ménagères qui, dans les différents quartiers, jonchent le sol pendant de longs jours, en plein soleil, générant ainsi son lot immonde d'odeurs pestilentielles avec des risques évident de maladies.
- L'esprit de la majorité de la population gabonaise, qui cultive l'apathie et l'improvisation comme un art de vivre, est peu tourné vers l'effort, où l’égoïsme individuel, les priorités ethniques et le manque patent de patriotisme plombent gravement les performances collectives de la nation.

Il est certain qu'au vu de ces faiblesses, le Gabon cumule de lourds handicaps qui vont à rebours du concept de l'émergence,
Aussi, il est facile de formuler des ambitions, encore faut-il se donner les moyens de les réaliser, en s'adjugeant l'aide d'un peuple qui disposerait d'une volonté et d'une détermination sans faille.
Pour cela, il est primordial que les élites, les principaux responsables politiques et chefs d'entreprises
soient en mesure de transmettre, par leur comportement, une image de rigueur, de discipline et d'abnégation sur laquelle le peuple pourrait s'appuyer.
Or, trop d'exemples montrent une nonchalance et un laisser-aller qui contrastent avec les aspirations légitimes du pays.
Si on s'accorde à penser que diriger c'est prévoir, il y a malheureusement actuellement peu de responsables gabonais clairvoyants, capables d'imposer un cap en direction de l'émergence.
Au regard de ces constatations, lorsqu'il s'agit d'établir un rapprochement entre les atouts et les faiblesses du pays, la question fondamentale qui se pose est donc de savoir si le Gabon sera en mesure de parvenir à l'émergence aux alentours de 2025.
Il semble que trop de lacunes, dont l'importance est incompatible avec le concept d'émergence, soient présentes pour parvenir, dans les temps, à l'objectif que le pays s'est fixé.
Si des changements radicaux dans les mentalités parviennent à s'opérer dans les 10 années à venir, on peut caresser l'espoir que le Gabon sorte du sous-développement à l'horizon de 2035, soit une décennie après l'échéance évoquée.
Ce sont l'esprit d'entreprise et la volonté inébranlable des hommes qui donnent toute sa signification à un projet de société, en l’occurrence à celui de l'émergence.
Un tel projet, si ambitieux pour un petit pays comme le Gabon, ne peut se réaliser que si tout un peuple se sent concerné par l'objectif et se projette dans la même direction.
La qualité des hommes restera toujours l'unique source à l’origine de la réussite ou de l'échec des ambitions d'une nation.
Cependant, alors que la capitale du pays, Libreville, est régulièrement sujet à de multiples coupures d'électricité, que l'eau reste une denrée rare, que les approvisionnements en carburant sont déficients, plongeant toute une population dans le désarroi le plus total, on peut comprendre le découragement et la lassitude qui envahissent la très grande majorité des hommes et des femmes du Gabon.
Le citoyen gabonais est profondément ébranlé par les carences chroniques d'un état qui, malgré des progrès indéniables par ci et là, s'avère incapable d'assurer ses responsabilités vis à vis du peuple, faute d'hommes de valeur en nombre suffisant, susceptibles d'anticiper les évènements et d'agir en conséquence.
A moins d'un miracle insensé, le train de l'émergence ne passera pas à l'heure prévue et les discours de circonstances, fades et sans saveur n'y feront rien.
Le retard devrait être conséquent, à l'image des inconséquences de l'état, dont l'incapacité à maitriser des secteurs industriels majeurs porte gravement atteinte à la dignité humaine.
L'émergence se construit sur des valeurs solides et indéfectibles, le travail et l'excellence.
Et aussi longtemps que les élites du pays, trop imbues d'elles mêmes, balaieront d'un revers de la main cette vertu qu'est l'humilité, en refusant systématiquement de se remettre en question, le fameux slogan "l'avenir en confiance" restera vide de sens.

38 commentaires:

  1. Je vous reconnais bien là Phemga, la langue de bois n'est pas votre fort. Je crois effectivement que malgré les atouts du Gabon, l'importance des faiblesses que vous décrivez ne permettra pas encore au pays de sortir du sous-développement. En tout cas il restera encore longtemps dans la catégorie des pays en voie de développement.

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  2. C'est clair que lorsqu'on a l'ambition de mener le pays à l'émergence, les coupures d'électricité, le manque d'eau et les poubelles qui s'amoncellent dans la ville c'est pas l'idéal. Ces carences doivent impérativement disparaître avant de prétendre à l'émergence. Dans le cas contraire cette ambition ne peut que faire rire.

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    1. Rire jaune, Edou. Jaune comme les nombreux chinois qui ont débarqué dans le pays et qui prennent le travail des ouvriers gabonais sur les routes dont la voie express à Libreville et certains tronçons routiers à l'intérieur du pays.
      On gabonise à tort et à travers les postes à responsabilités au détriment de la performance mais on laisse des étrangers faire le travail que n'importe quel gabonais pourrait assurer sans difficultés pour nourrir sa famille. Je n'y comprends plus rien à ce pays.

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    2. C'est la politique de l'élitisme sauf que l'élite est aussi rare que l'eau chez nous. Pourtant nous avons de nombreux gabonais qui ont fait de hautes études à l'étranger mais qui refusent de revenir travailler au pays et qui préfèrent s’exiler. Ils savent trop comment se comportent ceux qui sur place se prétendent des responsables. Si on encourageait un peu ces compatriotes à revenir au pays en leur garantissant certains avantages, il serait possible de voir les évènements évoluer rapidement et de réussir l'émergence pour 2025.

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  3. Quelles tristes constatations mais dont la réalité est incontestable. Les atouts sont bien réels mais effacés par le trop plein d'insuffisances. Dans de nombreux quartiers de Libreville, les gens n'en peuvent plus, la situation est devenue insupportable.Les plus nantis font la fortune des vendeurs de suppresseurs et de groupes électrogènes qui se frottent les mains. La honte n'est décidément pas dans le vocabulaire des élites de ce pays.

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  4. Votre sévérité envers le pays est terrible Phemga mais les problèmes du Gabon que vous énoncez sont une évidence qu'on ne peut pas remettre en question. La réalité est là et nous brûle chaque jour les yeux.

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    1. Et oui. Chaque fois que nous avançons de 2 pas, nous faisons un grand pas en arrière. Moralité, nous n'avance pas trop quoi.

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  5. Ho purée mon frère là tu as dépassé la mesure.
    Cours vite te cacher dans la forêt car tu vas voir ta gueule à la récré. Ils vont te mettre dans la marmite et te dévorer. Compte déjà tes abatis.

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  6. Comment vivre au moyen âge en 2013 en pleine ville ?
    Visitez Libreville, lol.

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  7. On dit qu'après la pluie vient le beau temps. Sauf que chez nous au Gabon, la pluie dure trop et que le beau temps est rare.
    Quelle misère quoi.

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  8. Je suis assez choqué par votre observation au sujet de l'esprit du peuple gabonais qui serait peu tourné vers l'effort.
    Je trouve que vous êtes très excessif sur ce plan mais je dois reconnaître que je ne connais pas le Gabon.

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    1. Pas excessif Dizender mais réaliste.

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    2. Toute vérité n'est pas forcément bonne à dire même si elle est d'un réalisme frappant. Attention à la stigmatisation qui pourrait encourager quelques simples d'esprits sur des voies à connotation raciste. Les mots sont souvent plus cruels que les actions en elles mêmes.
      Bien le bonjour chez vous Phemga.

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  9. La situation au Gabon n'est pas simple. Les potentialités sont importantes mais souvent mal utilisées. Le pouvoir reste entre les mains d'une même famille depuis de nombreuses décennies mais même en cherchant bien on ne voit aucune autre personnalité politique qui serait capable d’exercer la fonction suprême. Le président actuel est volontaire et on sent de sa part une vraie volonté de changer le pays. C'est pourquoi on ne comprend pas ce problème d'eau et d'électricité qui persiste et qui pourrit l'existence des Gabonais. Ceci n'est pas digne d'un état qui prétend parvenir à l'émergence. Pourtant j'ai bon espoir que l'échéance sera respectée contrairement à vous Phemga. Je reste positif pour l'avenir.

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  10. Sombre tableau que vous nous brossez là Phemga. On a l'impression d'un grand gâchis dans les potentialités. Si les hommes qu'il faut ne sont pas aux places qu'il faut, le chemin de l'émergence sera très long et très difficile à parcourir.

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  11. Un peu d’optimisme que diable.
    Il vaut mieux vivre au Gabon qu'au Mali ou en Centre Afrique ou alors au Tchad ou en RDC.
    Tout finira par s'arranger avec un peu de patience.
    Ok, c'est vrai qu'avec toutes ces pannes à répétition, la patience est déjà fortement entamée.

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  12. En fait si je comprends bien Phemga, les insuffisances du pays sont essentiellement entretenues pas les élites trop imbues d'elles-mêmes.
    J'aimerais bien savoir jusqu'à quel niveau hiérarchique vous situez ces élites.

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    1. Hiérarchiser les élites serait réducteur. Il faut voir cela dans sa globalité car elles sont concernées à tous les niveaux. C'est en tous les cas ce que je comprends dans l'article de Phemga.

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  13. Vous parlez de patriotisme dans votre présent article. A part le patriotisme ethnique, je ne vois pas d'autre patriotisme dans notre pays, sauf dans le sport.
    Il ne faut pas généraliser mais la notion de patriotisme comme on la conçoit en occident est bien différente chez nous. Tout vient de l'éducation et des traditions.

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  14. J'espère Phemga que la liberté d’expression est respectée au Gabon. Votre article bien que respectueux met en exergue une vérité, votre vérité dont certains éléments pourraient blesser l'orgueil national. Ceci dit, vous avez de sérieuses dispositions pour faire comprendre les choses tout en restant dans les limites verbales de l'acceptable.

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  15. Phemga mais c'est comment vous aussi.
    Vous avez oublié de parler des crimes rituels qui ternissent la réputation de notre pays. L'émergence est totalement incompatible avec ces horreurs.
    Carton jaune pour vous.

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    1. C'est encore moi.
      Le carton est limite rouge là non?
      OUBLIER les crimes rituels??
      Impardonnable mon frère phemga.
      C'est la fessée qui t'attend mon vieux.

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    2. Je ne suis pas de votre avis Ngoumanga. Les crimes rituels, malgré leur horreur, peuvent proliférer dans le pays sans être un frein à l'émergence. Le concept de l'émergence réside sur des bases économiques, industrielles et éducatives. Le reste n'entre pas en considération.

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  16. Donc rendez-vous en 2035.
    Je serai bien trop vieux pour profiter des avantages de l'émergence.
    Votre article n'est pas fait pour remonter le moral des gabonais déjà très bas.
    Phemga, vous êtes un oiseau de mauvais augure.

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  17. Le bilan est très négatif.
    Si j'en juge par votre article, il va falloir revoir considérablement le délai d'émergence. Si tel est le cas, ça serait assez désespérant pour l'orgueil national et un coup dur pour ceux qui ont décrété l'échéance à 2025.

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  18. Je lisais dernièrement sur la toile une phrase assez drôle et pleine d'humour.
    "Lorsque le Gabon émergent devient le Gabon énervant".
    Enfin drôle...sans doute pas pour ceux qui souffrent des carences supportées chaque jour.

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  19. Si le train de l'émergence ne passera pas à l'heure et est prévu d'arriver avec 10 ans de retard c'est que le mal doit être profond.
    C'est vrai que l'eau et l'énergie sont un facteur prépondérant dans l’accessibilité à l'émergence.
    Même dans les ghettos de Pretoria en Afrique du Sud, pays émergent, l'eau est disponible dans tous les quartiers.

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  20. Le Gabon c'est un Dubaï qui s'est raté.
    L'eldorado était bien là mais il n'a profité qu'à une caste qui s'est remplie les poches grâce aux ressources naturelles et à la Françafrique.

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    1. Les français sont entièrement responsables de cette situation. Ils ont pillé le pays et corrompu les gabonais.
      Maintenant c'est autour des chinois de se servir.
      Le Gabon n'est pas prêt d'émerger avec tous ces vautours.

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    2. Phemga dans sont article évoque le refus des gabonais en général et des élites en particulier de se remettre en question. Le commentaire d'Odondorigo en est la preuve la plus claire qui soit. Sans nier la part de responsabilité des étrangers, notre pays est indépendant depuis 1961.
      Nous ne sommes plus des enfants mais des adultes. On ne peut pas poursuivre sur ce chemin qui consiste à dire sans cesse : Ce n'est pas moi, c'est l'autre. Le gabonais n'est pas plus bête que ses voisins. S'il se prend lui même en main, il n'y a aucune raison qu'il ne réussisse pas. Et se prendre en main c'est bosser, bosser et encore bosser. Et c'est justement là que le bas blesse. Il n'y a pas assez de bosseurs chez nous.
      Ayons au moins le mérite de le reconnaître pour espérer changer cette anomalie. Je vais clore ces commentaires en disant que je ne suis pas aussi pessimiste que Phemga sur le devenir du Gabon. Contrairement à lui et malgré le bon sens de son article, je suis persuadé que nous parviendrons à l'émergence pour 2025. Je crois au pays et en ses capacités à relever ce formidable défi.

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  21. Je comprends qu'après plus de 50 ans d'indépendance être incapable de fournir correctement de l'eau et de l'électricité à la population est très grave et dénote d'une mauvaise organisation générale. Vous avez sans doute raison de mettre en cause les élites du pays. Pourtant une chose m'échappe, la plupart de ces élites ont fait leurs études en Europe ou aux USA.
    Qu'est-ce qui cloche lorsqu'elles rentrent au pays ?

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    1. C'est de rentrer au pays qui cloche. Lorsque les élites reviennent au Gabon elles arrivent avec des idées et des ambitions nouvelles. Malheureusement, le poids des mentalités locales et le sectarisme de ceux qui sont en poste depuis trop longtemps ainsi que les diverses jalousies emprisonnent ces nouvelles élites qui se retrouvent noyées dans un capharnaüm indicible. D'où le découragement progressif d'hommes et de femmes qui disposent de talents très importants pour élever le pays mais qui finissent par rendre les armes et par se comporter comme les autres.

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  22. J’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt ainsi que les autres qui sont sur votre blog.
    Je constate que les commentaires des lecteurs ne sont pas remplis de fautes d’orthographe contrairement aux nombreux autres blogs en général et que les phrases sont toujours bien construites.
    Je pose peut-être une question trop indiscrète mais ne retoucheriez vous pas par hasard les commentaires des lecteurs qui postent leurs messages ?

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    1. Bien vu Isazur.
      Effectivement, lorsque certains commentaires sont mal tournés ou remplis de fautes, je procède à un copier-coller sur Word.
      Je corrige les anomalies repérées et je renvoie la correction dans les commentaires du blog, en prenant soin de bien l’affecter à son auteur.
      Je garde naturellement toujours l’esprit du commentaire corrigé afin que son auteur ne se sente jamais dépossédé de ses idées.
      Pour ce qui est des fautes, malheureusement, je ne les vois pas toutes.
      Il y en a également quelques-unes qui traînent par ci et là dans mes propres articles.
      Nul n’est parfait !
      En moyenne, je procède à une correction de 20% des commentaires reçus sur ce blog.
      Pourcentage qui est à mon sens très peu élevé.

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  23. "L'avenir en confiance" est un beau slogan, plein d'espoir.
    Comme souvent en politique, les espoirs sont déçus et il ne reste que l'amertume.

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  24. Votre analyse sur les atouts et les faiblesses du Gabon est très pertinente.
    Votre opinion sur le comportement des élites et du citoyen gabonais dans son ensemble est sévère mais juste.
    Il faut savoir regarder la réalité en face.
    Il appartient donc à l'homme qui dirige notre pays de prendre les dispositions qui s'imposent pour redonner un nouvel élan à l'émergence dont les couleurs sont bien pâles ces derniers temps.

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  25. Vous avez parlé de la décision d'interdire l'exportation des grumes au Gabon en 2009. Vous n'avez même pas idée de la catastrophe qui s'en est suivie. Les petits forestiers ont tous fait faillite et c'est désormais autour des gros qui sont en train de mourir. Des milliers d'emplois ont été perdus et les rares industries qui se sont construites par la suite n'ont jamais compensé ces pertes d'emplois. Tout a été fait dans l'amateurisme, l'improvisation et la brutalité. Il fallait marquer à tout prix les esprits et montrer au peuple gabonais que celui qui s'est adjugé le pouvoir en 2009 n'était pas un blagueur. Quel triste épilogue pour une filière qui rapportait les plus gros revenus après le pétrole et qui est désormais sinistrée.

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  26. L'émergence n'est pas donnée à tout le monde. Sinon tous les pays y auraient accès.
    Bonne chance au Gabon dans son objectif qui, espérons le pour les gabonais, sera atteint dans les temps malgré tout.

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