mardi 22 octobre 2013

La fausse affaire Leonarda : Une polémique pitoyable



L'interpellation de Leonarda Dibrani, collégienne de 15 ans, dont la famille faisait l'objet d'une mesure d'expulsion du territoire français, aura récemment fortement monopolisé les médias, au point d'en faire le titre principal de tous les journaux télévisés, pendant plusieurs jours.
Cette affaire, que les médias nous auront décrite comme une terrible injustice, aura suscité une vive polémique dans la classe politique française, tout bord confondu.
Quelques milliers de lycéens auront crié leur colère dans la rue devant cet acte, soi-disant ignoble et indigne d'une démocratie qui bafouerait les droits de l'homme.
Dès le départ de cette affaire, les médias nous ont brossé le tableau d'une brave famille kosovare aimant la France, profondément désireuse de s'intégrer à la société française et discriminée par l'état, qui se comportait comme une république bananière, sans foi ni loi.
Leonarda, cette pauvre collégienne si assidue à l'école et tellement courageuse, était catapultée héroïne et victime principale d'une répression digne des plus grandes rafles de la Gestapo, pendant la seconde guerre mondiale.
On peut même s'étonner qu'il ne s'est trouvé aucun journaliste assez vicieux pour comparer Leonarda à Anne Frank.
Un minimum de moralité aura peut-être empêché qu'une telle infamie se produise. 
En suivant les diverses informations télévisées de Fance2 et de TF1, je n'ai pas cessé d'halluciner devant l'importance démesurée donnée à cette affaire qui n'en aurait jamais été une, si seulement les gendarmes n'avaient pas été accusés d'avoir procédé à l'interpellation de Leonarda Dibrani directement dans son collège.
Il faut reconnaître que vu sous cet angle, l'éventuelle maladresse des forces de l'ordre n'était pas de nature à calmer les esprits les plus vindicatifs, toujours prompts à accueillir toute la misère du monde, pourvu qu'elle ne traîne pas dans leurs beaux quartiers.
Pendant de longs jours, aucune autre actualité n'a eu plus d'importance que cette banale expulsion.
Les médias, sans cesse enclins à manipuler l'information, en fonction de l'importance de l'audimat dont ils pourraient bénéficier, se sont donc servis de cette prétendue bourde des forces de l'ordre pour tenter d'émouvoir l'opinion publique française jusqu'aux larmes. 
Ils n'ont pas hésité à monter un véritable show télévisé, une téléréalité à l'américaine, en mobilisant des dizaines de journalistes pour suivre, au jour le jour et pas à pas, les péripéties de la vie de Leonarda et de sa famille au Kosovo, après leur expulsion de France.
On nous a imposé le spectacle affligeant d'une gamine manipulée par son père, sous le couvert des médias, mais bien consciente cependant, qu'à travers les caméras, elle s'adressait directement au peuple français.
Si le but de tout ce petit monde, étroitement encadré par des journalistes aussi pressants qu'une "escadrille" de mouches devant un pot de confiture, était d'émouvoir l'opinion publique, le moins que l'on puisse dire est que l'objectif n'a pas été atteint.
En effet, à la surprise des médias, l'opinion publique ne s'est pas laissée duper puisque, selon un sondage BVA, 65% des français se disaient opposés au retour de Leonarda et de sa famille dans l'hexagone et 74% d'entre eux soutenaient la ligne directrice défendue par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
En revanche, la proposition du Président de la République, François Hollande, qui consistait à autoriser le retour de Leonarda, sans toutefois y inclure sa famille, a démontré qu'il a été dépassé par la réalité des événements et sans doute très mal conseillé.
Cette proposition scabreuse, qui avait pour but de calmer les velléités de rébellion dans son propre camp, aura bien au contraire divisé encore plus la classe politique.
Dès l'instant où le Président Hollande avait connaissance de tous les éléments qui ont justifié l'expulsion de cette famille, la place de Leonarda, encore mineure, restait avec les siens et aucune proposition particulière, à l'avantage de cette jeune fille, n'était justifiée.
En recherchant un compromis, le Président de la République a donné l'impression de reconnaître, implicitement, que la procédure d'expulsion engagée par les autorités françaises, était constituée d'une zone d'ombre.
Le rapport d'enquête administrative commandé par le gouvernement et officialisé en un temps record, avait pourtant donné toutes les garanties de conformité au chef de l'état.
Mais que dit donc ce rapport qui, finalement, a remis l'affaire Leonarda à sa juste place, c'est à dire dans la rubrique des simples faits divers ?
Ce document confirme que l'expulsion de la famille Dibrani était justifiée du fait de l'épuisement de tous les recours engagés contre cette décision, et que la mise en œuvre de son éloignement du territoire correspondait, point par point, à la réglementation en vigueur.
D'autre part, l'enquête administrative explique que la demande d'autorisation de séjour a été refusée au père, en raison d'un comportement qui ne montrait pas une "réelle volonté de s'intégrer à la société française".
Ces arguments sont étayés par l'énumération de faits rapportés par plusieurs témoignages dignes de foi.
Monsieur Dibrani, était régulièrement la cause de problèmes de voisinage.
Celui-ci n'entretenait pratiquement jamais l'appartement mis à la disposition de sa famille et imposait à son voisinage la présence de véhicules hors d'usage lui appartenant.
Il proférait régulièrement des insultes contre ses voisins qui exprimaient leur mécontentement quant à son comportement et envers les personnels sociaux qui tentaient de le raisonner.
Ces enfants, dont la fameuse Leonarda, manquaient très régulièrement l'école et monsieur Dibrani ne donnait jamais suite aux propositions réelles d'emploi qui lui étaient adressées.
De plus, ce "brave" père de famille était connu des services de police pour quelques larcins et des soupçons de violence à l'encontre de sa famille.
Tous ces éléments sont suffisamment édifiants pour que cet individu ne reçoive pas l'autorisation de séjourner en France.
Et c'est justement parce que le droit a été strictement appliqué que cette famille est restée près de 5 années sur le territoire français, lui permettant ainsi d'utiliser tous les recours possibles mis à sa disposition par l'état.
A cet effet, il me semble extrêmement urgent de revoir ces procédures infiniment longues, qui permettent à des gens, jugés indésirables, de rester trop longtemps sur le territoire français.
D'autre part, le récit reconstitué de l'enquête administrative signale que contrairement à ce qui a été affirmé un peu trop hâtivement, l'interpellation de Leonarda a été réalisée non pas dans l'enceinte de son collège, comme on l'a prétendu, mais à proximité et hors de vue de ses camarades de classe.
L'enquête confirme toutefois le manque de "discernement" des forces de l'ordre qui n'ont pas évalué les conséquences possibles de leur intervention, si près du collège.
Quoi qu'il en soit, aucun argument valable ne peut donc remettre en cause l'expulsion de cette famille qui n'a plus rien à faire en France et que peu de gens regretteront, surtout leurs anciens voisins et les divers personnels sociaux qui ont subi leurs incivilités au quotidien.
Je rappelle enfin à ceux qui se disent révoltés par les procédures gouvernementales en la matière, qu'il est de la seule souveraineté d'un état de décider s'il accepte ou s'il refuse sur son territoire la présence d'étrangers, hors communauté européenne, surtout si ceux-ci sont arrivés clandestinement dans le pays et constituent une nuisance pour la population avoisinante.
Pour ma part, la décision qui a été prise, suivant le droit et conformément à la loi en vigueur, me paraît on ne peut plus justifiée.
Leonarda et sa famille ne m'ont inspiré aucune espèce de compassion, malgré le déchaînement médiatique mis en place.
Bien au contraire, ce matraquage médiatique indécent a radicalisé ma position et certainement celle de milliers de français.
La famille Dibrani a pris la porte, contrainte et forcée, mais en toute légalité et bon vent à elle.
Aussi, comme on a pu s'en apercevoir, ce ne sont pas les fanfaronnades de quelques milliers de lycéens "peace and love" et d'une poignée de politiques ignorant les lois de leur propre pays, qui ont effrité la côte de popularité du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
A gauche, comme à droite, l'homme jouit d'un capital sympathie sans précédent pour un ministre de l'Intérieur.
Contre toute attente, la fausse affaire Leonarda, qu'on a tenté de monter en épingle pour le discréditer, lui a été favorable, en dépit des critiques acerbes formulées par certains de ses collègues.
Malgré le fait que Manuel Valls soit un ministre socialiste, comme une grande majorité de français, j'ai apprécié la détermination qui a été la sienne ces dernières semaines.

23 commentaires:

  1. Bonne analyse d'un non évènement qui a défrayé inutilement la chronique.
    Quelle honte cette histoire où il n'y avait vraiment rien à dire.

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  2. Tout ce bruit pour rien!
    Le feu s'est éteint aussi vite qu'il a été allumé dès qu'on a su qui était vraiment cette famille.
    Cette affaire n'était qu'une bouffonnerie.
    Bonjour la manip.

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  3. N'est-ce pas encore une histoire de roms tout ça?
    En plus, je ne voudrais pas être désobligeant, voire insultant, mais le visage de cette gosse est terriblement ingrat et ne suscite vraiment pas la sympathie. Elle a réussi, bien involontairement et grâce aux médias, à déstabiliser la république.
    Ce n'est pas un mince exploit.

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    1. Melios, votre commentaire sur le physique de Leonarda me semble très tendancieux.
      Je suis étonné que Phemga, d'habitude si pointilleux sur les éventuelles dérives des lecteurs, ait laissé passer votre message.

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    2. Je ne voudrai pas mettre de l'huile sur le feu Isazur mais quand on regarde la photo de l’héroïne de cette fausse affaire on ne peut s'empêcher d'avoir quelques pensées désobligeantes. Melios me semble avoir pris des gants pour exprimer sa pensée et il a écrit noire sur blanc ce que beaucoup d'entre nous avons remarqué sans oser le dire. Une censure de Phemga qui ne mâche jamais ses mots aurait été infondée.

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  4. Triste société que la société française qui accorde de l'importance à ce qui n'en a pas et qui ignore les principaux maux du pays. Cette affaire qui est effectivement une fausse affaire m'a donné le sentiment qu'être français peut être une honte.

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  5. Le père de Leonarda était déjà bien connu en Italie après divers problèmes de voisinage. Là aussi la maison mis à sa disposition n'était pas entretenue et dans un état lamentable. Ce type était une vraie nuisance et quand on voit qu'il est resté presque 5 ans en France, le temps pour lui d'utiliser tous les recours pour tenter d'obtenir une autorisation de séjour, il serait grand temps de raccourcir tout ça afin que ce genre de personnage dégage le plus vite possible du pays.

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  6. Avec vos lois destinées à protéger tous les miséreux de la terre, vous les français finirez par perdre votre propre identité. La France des lumières et des droits de l'homme a bien du souci à se faire avec sa génération de jeunes qui ne se rend même pas compte que petit à petit elle est bouffée de l'intérieur par l'extérieur.

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    1. Un sympathisant du fn ne dirait pas autre chose.

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  7. C'est vrai qu'on a fait tout un battage médiatique d'une affaire qui n'avait pas l'importance qu'on a bien voulu lui donner. Mais n'est-ce pas là tout l'honneur d'un pays de droit que de s'émouvoir dès qu'un soupçon d'abus envers des étrangers a été identifié?
    Il y a de plus en plus de politiciens qui se rapprochent des idées du FN et je pense qu'il ne faut pas baisser la garde dans la surveillance de la bonne application du droit.

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  8. Aurore, je suis d'accord qu'il ne faut pas baisser la garde devant d'éventuelles dérives mais dans l'affaire Leonarda, on a atteint un niveau de ridicule rarement égalé. Je suis profondément affligé de voir que la France s'humilie à ce point. Pour moi, c'est une vraie auto humiliation que d'avoir donné une importance nationale à ce qui était insignifiant.

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  9. Une fausse affaire, c'est sûr mais quelle affaire !!!!
    Un vrai bordel national qui finit en pipi de chat.
    La France devient folle.

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  10. Je n'ai pas versé la plus petite goutte de larme et je n'arrive pas à me sentir coupable.
    Je suis vraiment une mauvaise française et même pas de souche en plus.

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    1. Et oui Nabila, les mauvais français sont cette écrasante majorité de sans cœur que le sort de cette Leonarda a laissé indifférent. Je fais partie de cette majorité et je n'ai même pas honte de l'écrire. Et dire qu'il n'y a toujours personne pour se demander pourquoi les gens sont arrivés à ce type de sentiment. A force de crier au loup pour un oui ou pour un non, comme on vient encore une fois de le faire, on a fini par obtenir l'indifférence majoritaire d'un peuple en mal d'identité et qui s'inquiète des dérives de ceux qui se disent défenseurs des droits de l'homme.

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  11. Il semble que plus rien ne peut émouvoir l'opinion publique française dès qu'on aborde des sujets comme l’immigration. Les gens sont fatigués de ces histoires où c'est toujours le même qui est xénophobe et toujours le même qui est martyrisé. Ces histoires là ne prennent plus et l'affaire Léonarda qui s'est terminée en peau de boudin ne va pas aider à améliorer l'image des clandestins présents sur le territoire.

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  12. En 4 jours cette gamine m'a plus fatigué que le marathon de Paris.
    Encore un jour de plus et je boycottais les infos.
    On s'est gravement foutu de notre poire.

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  13. Quel pays mes amis.
    Ces gaulois ne sont plus décidés à se laisser balader. Même qu'ils n'ont plus honte de voter pour la Marine qui ne peine plus désormais. Et ils le disent avec le sourire en plus. C'est abusé quand même.

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  14. Quand on connait tous les problèmes des français qui ne s'en sortent plus avec tout ce matraquage fiscal qui les tue à petit feu et qu'on voit cette gamine à la une de l'actualité dans la France entière, on a envie de pleurer de rage. Ce pays a perdu le sens des priorités et des valeurs. Comment s'étonner que des millions de gens se tournent vers le Front National ? C'est l’écœurement total.

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    1. Les priorités et les valeurs de la France mon cher Evans se sont aussi de se préoccuper de ceux qui seraient traités de manière non conforme aux lois en vigueur. Et pour savoir si c'est le cas ou non, il est bien nécessaire de mettre en avant un éventuel abus ou excès de zèle. Pour Léonarda, on dirait que ce n'est pas le cas mais il fallait enlever le doute en médiatisant l'affaire.
      C'est comme ça que je conçois un état de droit et pas autrement.

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  15. Douce France, pays de mon enfance, où es-tu passée?
    Tu as disparu sans laisser d'adresse et tu m'as laissé sur le bord du chemin, seul et sans avenir.
    Allons enfants de la patrie...

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    1. Aux urnes citoyens...

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    2. Le jour de boire est arrivé...
      Le salut est dans l'oubli.

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    3. Le petit prince de St-Exupéry disait : "Dessine moi un mouton"
      Aujourd'hui, il dirait : "Dessine moi un avion"
      Partir loin dans le ciel vers des horizons lointains pour retrouver ce pays de cocagne que nous appelions France.

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