dimanche 9 mars 2014

Le Gabon entre émergence et indigence




C'est dans ce souci de diversification que le Gabon a élaboré son plan stratégique «Gabon Emergent», qui repose sur trois piliers : l'industrie, l'agriculture et les services, et qui offre une multitude d'opportunités d'affaires dans divers domaines d'activités, qui peuvent bénéficier aux entreprises marocains désirant se positionner sur ce pays à revenu intermédiaire qui table en 2014 sur un taux de croissance estimé à 6,8%. - See more at: http://www.lematin.ma/express/2014/-gabon-emergent-_-une-opportunite-pour-les-operateurs-marocains/198127.html#sthash.LF00hl2Q.dpuf
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C'est dans ce souci de diversification que le Gabon a élaboré son plan stratégique «Gabon Emergent», qui repose sur trois piliers : l'industrie, l'agriculture et les services, - See more at: http://www.lematin.ma/express/2014/-gabon-emergent-_-une-opportunite-pour-les-operateurs-marocains/198127.html#sthash.LF00hl2Q.d
Le projet «Gabon émergent» du Président Ali Bongo Ondimba consiste à mettre en œuvre une stratégie dont le ressort est la valorisation du potentiel en ressources humaines, naturelles et minéralières du Gabon. - See more at: http://www.lematin.ma/express/2014/-gabon-emergent-_-une-opportunite-pour-les-operateurs-marocains/198127.html#sthash.LF00hl2Q.dp

Les visiteurs de marque étrangers qui débarquent à Libreville constateront, sur le trajet qui les mènera à leur hôtel où à leurs divers rendez-vous d'affaires, que la capitale gabonaise est en réelle effervescence.
Si la construction de nouveaux immeubles de haut standing attire les regards, c’est sans aucun doute l'immense chantier de la fameuse marina de Libreville qui monopolisera particulièrement leur attention, tant les travaux en cours paraissent colossaux.
Le boulevard du bord de mer, qui mène de l'aéroport au centre ville, est relativement bien entretenu et donne une image "Côte d’azur" de cette partie de Libreville.
Avec un peu d’imagination, toute proportion gardée, on pourrait établir quelques comparaisons avec la fameuse promenade des anglais à Nice.
Au coucher du soleil, l’endroit invite à la détente et au romantisme.
Le Libreville du bord de mer, passage obligé de tous les visiteurs et hautes personnalités du monde, est l'une des vitrines les plus brillantes de ce Gabon qui a mis le cap vers l’émergence.
Et si les visiteurs empruntent le boulevard triomphal, perpendiculaire au boulevard du bord de mer, ils seront impressionnés par ces grands bâtiments administratifs peu courants en Afrique noire et qui montrent un visage moderne de l'état gabonais se propulsant avec sérénité vers l'avenir.
Plusieurs projets d'envergure verront bientôt le jour avec l’apparition de complexes touristiques haut de gamme vers la fameuse Pointe Denis, située juste en face de Libreville, de l'autre côté de l'estuaire.
On prévoit en ville, la construction d’un nouveau golf de niveau international, susceptible d’attirer les grandes vedettes de cette discipline sportive.
Si leur programme professionnel le commande, les visiteurs qui auront le loisir d'utiliser la nationale 1, l'unique voie qui mène vers l'intérieur du pays en direction des principales petites villes, circuleront sur plusieurs nouveaux tronçons de route dont les travaux se sont achevés très récemment.
Ces ouvrages salutaires ont permis de désenclaver des régions entières qui vivaient pratiquement en autarcie.
L'état a donc dépensé et dépensera encore des sommes très importantes pour poursuivre l'objectif que le gouvernement affirme s'être fixé pour parvenir à l'émergence.
Il faudrait donc être de mauvaise fois pour nier les progrès réalisés ces dernières années par le pays.
D'ailleurs, d'après le dernier bulletin d'alerte économique de la banque britannique, Standard Chartered, les indicateurs majeurs de l'économie gabonaise seraient positifs.
La stabilité politique, la gouvernance financière, certains paramètres de crédit et la bonne gestion de la dette contribueraient à ces performances de choix.
L'état gabonais jouirait ainsi d'une réputation économique foncièrement solide sur la scène internationale.
Cela signifie t-il que tous les indicateurs du pays sont au vert ?
Malheureusement, derrière cette vitrine fastueuse et alléchante, qui donne l'impression d'entraîner le pays directement vers l’émergence promise en 2025, un autre décor régit le quotidien de la population de Libreville.
Et ce décor là, se situe à des années lumière du bling-bling des beaux buildings, des marinas en construction, des luxueux 4x4 à 75 000 euros l'unité, des projets ambitieux en cours ou en attente de réalisation et des satisfécits de certaines banques étrangères.
En effet, aujourd'hui, en 2014, en plein centre ville, comme dans la périphérie de la capitale, l’accès à l’eau, élément essentiel à la vie, est encore considéré comme une chance, si ce n'est un luxe.
Dans de nombreux quartiers, chaque jour, le "makaya de base" doit s’organiser pour trouver de l’eau, au hasard d’un robinet public en état de fonctionner, le plus souvent pris d'assaut par de nombreux habitants qui cherchent à obtenir quelques litres de ce précieux liquide.
Les délestages et les pannes électriques sont réguliers et assombrissent constamment le quotidien des Librevillois.
De jour comme de nuit, des quartiers entiers de Libreville sont souvent privés d’électricité et les entreprises qui ne disposent pas encore de groupes électrogènes se trouvent paralysées plusieurs heures dans la journée, réduisant de fait l'activité économique du pays.
Les graves carences observées dans le ramassage des ordures demeurent endémiques.
Certaines rues de Libreville continuent de crouler sous les ordures pestilentielles avec tous les risques d’épidémie encourus par les populations.
La majorité des gabonais vivant dans la capitale subit donc chaque jour de dures épreuves dont l'ampleur porte véritablement atteinte à la dignité humaine.
Et cette situation consternante n'interpelle aucunement les hauts dignitaires du régime qui vivent en marge des réalités, bien au frais dans leurs luxueuses villas pourvues en suppresseurs, en cuves à eau et en groupes électrogènes dernier cri.
Certes, la population a considérablement augmenté dans la capitale en l'espace de quelques années et les besoins humains en eau et en électricité, qui sont en accroissement permanent, ont sans aucun doute aggravé considérablement les problèmes énergétiques de Libreville.
Mais cela n'excuse en rien l'incapacité chronique des politiques à se projeter dans l'avenir et donc à anticiper des problèmes de vie qui étaient largement prévisibles.
Quant aux finances actuelles de l'état, contrairement à ce que pourrait laisser croire les nombreux travaux que l'on peut observer ici et là, celles-ci sont au plus bas.
Les opérateurs économiques qui ont obtenu des contrats avec l'état gabonais ont le plus grand mal à percevoir le règlement de leurs factures.
Pour cette raison, certaines entreprises de la place, et non des moindres, sont en grandes difficultés financières et menacent de déposer leur bilan.
L'état se montre incapable de reverser régulièrement aux entreprises locales la TVA.
Ces dernières s'en trouvent donc considérablement fragilisées sur le plan économique.
Les montants colossaux issus de cette TVA et qui font tant défaut aux sociétés de la place, servent à d'autres priorités.
On déshabille Pierre sans vergogne pour habiller Paul, tout en ne garantissant pas que Paul sera correctement vêtu.
Au regard de ces nombreuses insuffisances, absolument indignes d'un état qui aspire à sortir rapidement du sous développement, la fameuse émergence s'avère, à bien des égards, un concept bancal où les nombreuses disparités observées nuisent considérablement aux ambitions légitimes de la nation.
Pour l'heure, l'émergence ne profite essentiellement qu'aux hommes d'affaires fortunés qui continuent d'amasser des revenus indécents alors que la majorité des gabonais s'appauvrit de jour en jour.
Dans ces circonstances, certaines questions s'imposent d'elles-mêmes :
Quelle opinion pouvons-nous entretenir sur l'état d'esprit des responsables politiques gabonais qui définissent les priorités économiques uniquement en fonction de ce qu’elles vont rapporter à une infime minorité de privilégiés ? 
Peut-on raisonnablement continuer d'évoquer, à toutes les sauces, sans un minimum de réserves et de modestie, le mot "émergence" lorsqu'un peuple est trop souvent privé de cette source de vie qu'est l'eau, lorsqu'il doit régulièrement s'éclairer à la bougie, faute d'électricité, et qu'il n'a pas d'autre choix que de côtoyer des immondices nauséabonds colonisés par les rats ?
A Libreville, nous savons trouver des finances pour construire des marinas, des sites touristiques et des golfs pour millionnaires afin d’augmenter le prestige du pays, mais nous sommes incapables de débloquer des fonds pour le bien-être des gabonais.
Le costume cravate des politiques parait totalement imperméable au sentiment de honte !

Dans un souci louable de diversification, le Gabon a élaboré un plan stratégique qui repose sur trois piliers : "l'industrie", "l'agriculture"  et "les services".
Mais dans ce plan, il a été oublié l'inoubliable, un pilier d'une importance fondamentale :
Celui du "développement humain" qui aurait permis au peuple gabonais et à sa jeunesse, d'espérer vivre rapidement dans des conditions décentes.
D'autre part, toute velléité de développement passe obligatoirement par une bonne gestion de l'énergie.
En l'état actuel des choses, développer sereinement l'industrie sans électricité fiable et l'agriculture sans accès régulier à l'eau, surtout en saison sèche, est une tâche bien hasardeuse.
Le fait de formuler des ambitions pour le pays est honorable mais ne pas réaliser tous les efforts pour se donner les moyens de les réaliser dans de bonnes conditions est condamnable.
Quant aux activités de "services", le récent comportement irrationnel de l'état lors du démontage des panneaux publicitaires de toute la capitale, par l'armée gabonaise s'il vous plait, démontre que leur existence peut être remise en question, du jour au lendemain, par des décisions arbitraires et expéditives.
Cette violation flagrante du droit des entreprises donne une idée relativement précise sur les valeurs qui animent certains hauts dignitaires de l'état et sur leur conception de la démocratie.
Et dans ce Gabon gouverné depuis plus de 40 ans par une véritable monarchie, dont la spécialité est la gestion personnelle et privée du pays, le peuple continue stoïquement d'entretenir sa légendaire philosophie du fatalisme à toute épreuve.
Le Gabon possède cette grande chance de disposer d'une jeune classe sociale dont le niveau d'instruction et d'éducation, obtenu dans les grandes écoles occidentales, est remarquable.
Mais c'est avec consternation que l'on observe que cette même classe sociale, dans son ensemble, brille infiniment plus pour ses beaux discours et son inertie que par la volonté de prendre le destin du pays en main.
Bien souvent, elle ne brasse que du vent et de la poussière car son savoir faire et ses idées progressistes sont bridés par des dinosaures dotés d'un sectarisme désespérant qui ne pensent qu'à s'enrichir pour assurer leurs vieux jours.
C'est pourtant ces jeunes loups qui seront appelés à façonner le Gabon de demain et qui auront la responsabilité du bien-être des futures générations.
C'est la raison pour laquelle, elles ne peuvent se féliciter lorsque le Gabon avance d'un pas vers l'émergence et détourner le regard, dans un silence coupable, lorsque le pays recule d'un autre pas vers l'indigence.

30 commentaires:

  1. En dehors de votre article très éloquent, les photos parlent d'elles mêmes.
    Rassurez-vous, le Sénégal où je vis connait exactement les mêmes problèmes qui paraissent insolubles malgré toutes ces années de souffrance.
    Je pense que cela ne consolera pas les gabonais.

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  2. Tristes constatations pour un pays qui dit avancer vers l'émergence. Il ne faut pas désespérer pourtant. Le pays parviendra un jour à l'émergence. Cela se fera avec un retard considérable mais ça se fera. Chez nous le temps ne compte pas.

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  3. Vos photos sont bien choisies et décrivent très bien la réalité et les disparités du pays.
    Elles cimentent vos propos sans complaisance mais dont la véracité ne peut être remise en cause par ceux qui subissent tous les jours la pénurie d'eau, le manque d'électricité et les odeurs de pourriture des poubelles abandonnées au soleil.
    C'est ce que certains d'entre nous qui gardent leur humour malgré les difficultés appellent le Gabon énervant.

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  4. Votre article est bien trop réducteur cher monsieur.
    Vous avez bien-sur mis l'accent sur les belles réalisations du pays que vous avez opposé à certaines insuffisances mais les gabonais ne souffrent pas autant que vous le prétendez. Le Président a déjà fait beaucoup de choses pour les gabonais et tout ne peut pas arriver simultanément. Ce que vous prenez pour du fatalisme à toute épreuve en décrivant les sentiments des gabonais n'est qu'une prise de conscience du peuple qui prouve sa haute maturité.
    N'est-ce pas l'ancien chef d'état français, François Mitterrand, qui disait qu'il fallait laisser le temps au temps ?
    Une réflexion pleine de bon sens.

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    1. Tu habites où toi mon frère? Dans les beaux quartiers parisiens ou dans une luxueuse villa de Libreville avec tout le nécessaire pour bien vivre les incompétences de dame SEEG et les égarements de nos politiques?
      Va donc faire un tour à pied dans les quartiers pour mieux t'imprégner de la réalité du pays.
      Pour reprendre l'expression de l'auteur de cet article, enlève ton costume cravate. Tu seras alors plus perméable à la honte.

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    2. Nzieguibobjob a raison. Le tableau brossé par Phemga est bien trop sombre. Je ne nie pas les réalités sur le terrain où la vie est difficile pour les gabonais mais la situation finira pas s'arranger et plus rapidement qu'on ne le croit. Je pense que si nous voulons aller de l'avant, il faut garder un esprit positif. Souvenez vous Phemga de l'état catastrophique de certaines routes que vous décriviez dans vos précédents articles sur le Gabon. Cela a fini par s'arranger. Il en sera de même pour l'eau et l'électricité qui nous posent tant de problèmes aujourd'hui.

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  5. Et bien mon Phemga, on s'est lâché après plusieurs semaines de silence????
    Dans la régularité de tes articles, tu ne fais pas dans l'émergence mais c'est toujours un plaisir de te lire.
    Tu deviens trop rare. Trop de pannes d'électricité sans doute!
    Le Gabon restera toujours fidèle à lui même avec ses qualités et ses défauts. L'essentiel est qu'il parvienne à émerger un de ces jours. Les photos donnent une belle image de la capitale. Tu aurais quand même pu te passer de nous imposer la vue sur la décharge publique de Libreville, lol. Nous avons la même à Marseille mais en 10 000 fois plus grand, encore lol.
    Ca doit être super chouette de passer quelques soirées à la bougie. Tu n'imagines pas combien d'entre nous rêveraient d'une telle opportunité du côté de la Canebière.
    C'est tellement romantique!

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    1. Mais c'est qu'il a de l'humour le vilain bonhomme !

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    2. Moi aussi je t'aime Phemga

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  6. De toute manière, ce ne sont pas les pays concernés qui décrètent s'ils sont émergents ou pas mais les principales organisations internationales. Il est donc possible que le Gabon soit émergent dans 5 ans comme dans 25 ans suivant les appréciations étrangères. Le problème de l'eau et de l'électricité est un problème commun à plusieurs pays africains. Il dure depuis des années et rien ne semble avoir été entrepris de sérieux pour le solutionner. Cela prouve bien que les dirigeants africains se moquent de la situation de leur population. Ils amassent des milliards, achètent des palais dans le monde entier et le petit peuple continue de souffrir. Ainsi va la vie dans les pays sous développés.

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  7. En voyant les premières photos de votre article, si on ne connait pas le pays, on a du mal à imaginer que le Gabon accuse des carences aussi importantes dans la gestion de l'énergie. Je loue en tout cas votre impartialité Phemga car si vous avez su montrer du doigt les graves lacunes du pays, vous n'avez pas omis de décrire ce vent nouveau qui souffle au Gabon. Je conclurai que si la monarchie a encore de beaux jours devant elle dans le pays, aucun personnage suffisamment charismatique n'est en mesure de devenir calife à la place du calife. Les autres n'ont que de la bouche et rien que de la bouche. A défaut de mieux il est plus sage de se contenter de ce qui existe, en attendant que cette classe sociale que vous évoquez sorte de sa léthargie.

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  8. Il est exact que parler d'émergence à venir quand on n'est pas en mesure d'assurer un minimum de bien être à la population est assez présomptueux. Pourtant, et vous le dites vous mêmes, le pays donne des signes d'émergence en cours avec des projets importants et enfin avec une amélioration sensible de la qualité du réseau routier. Les choses avancent donc doucement mais surement. L'Afrique est parait-il une grande école de patience. Je conçois que la patience ait des limites lorsqu'on manque d'eau et d’électricité depuis de nombreuses années et qu'on constate que le phénomène continue de s'aggraver.

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  9. Emergence et indigence, c'est un peu ce qui caractérise notre pays. Pays des contrastes et des contradictions comme l'est la nature humaine.

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    1. "Le peuple continue stoïquement d'entretenir sa légendaire philosophie du fatalisme à toute épreuve". (Phrase employée par Phemga)
      L'intervention d'Ogoouemarit me fait dire que les philosophes sont nombreux au Gabon.

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  10. Les premières photos donnent envie de venir vous voir. Les suivantes nous encouragent à aller voir ailleurs.
    Ce qui manque à l'Afrique c'est la rigueur, la discipline et la continuité dans l'effort. Chez vous le temps ne compte pas et c'est pour cela que le continent est en retard dans ses prévisions de développement. A force de remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même, on finit par ne rien faire ou par le faire mal et à se laisser aller.

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  11. Il faudrait peut-être proposer au Gabon l'énergie nucléaire pour continuer d'avancer vers l'émergence.
    Mais comme le dit Alsong, si le manque de rigueur n'est pas le fort du pays, nous sommes mal barrés question sécurité.
    Un Tchernobyl à Libreville en perspective.
    On passerait directement d'un espoir d'émergence à l'âge de pierre.

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  12. Phemga, prévenez-nous lorsqu'il n'y aura plus de problèmes d'eau, d'électricité et de poubelles à Libreville car vos photos sur la capitale gabonaise, en tout cas les 4 premières sont très sympathiques. Je connais quelques villes africaines qui ne sont pas aussi attirantes. Il semble que sur le plan touristique le potentiel de Libreville est réel. Et si en plus, vous nous dites que les routes sont de plus en plus praticables, alors baissez un peu les prix du billet d'avion et des hôtels et on arrive en masse pour visiter et dépenser nos sous. C'est toujours ça que François Hollande ne nous volera pas.

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  13. Monsieur, vous êtes très intolérant. Si vous n'êtes pas satisfait des prestations du Gabon, je vous propose de rentrer dans votre pays. N'est-ce pas votre ancien président Nicolas Sarkozy qui disait: la France on l'aime ou on la quitte.

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    1. Cher Monsieur, je vous remercie pour votre charmante proposition mais sachez que si je suis bien français, je possède également la nationalité gabonais, comme mon père, ma grand-mère et mon arrière grand-mère.
      Aussi, je n’ai pas l’intention de quitter mon pays.
      Comment m’y prendrai-je alors pour dénoncer ce qui ne va pas si je ne suis pas sur le terrain pour le constater moi-même ?
      On affirme que le Gabon est un pays de droit.
      J’entends donc jouir pleinement de ce droit en m’exprimant librement mais respectueusement.
      Quant à vous, je ne suis pas convaincu que vous ayez une quelconque idée de ce qu’est vraiment la tolérance.
      Sans vouloir vous donner de leçons et en toute humilité, la tolérance consiste à accepter les différences d’opinion, comme de culture, tant que celles-ci n’ont pas vocation à vous imposer, par tous les moyens, leur mode de vie.
      A force d’être accusé d’intolérant, on finit par tolérer l’intolérable.
      Vous ne me ferez jamais tomber dans ce piège grossier qui consiste à réduire les gens au silence pour taire certaines vérités, même si personne ne peut prétendre détenir LA vérité.
      Portez-vous bien.

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    2. Nmoulaka, dénoncer des vérités que chacun d'entre nous peut constater chaque jour n'est pas de l'intolérance. Si on se contente de parler que de ce qui va bien dans le pays, pouvons nous affirmer que nous disons la vérité ?

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    3. Phemga, si Nmoulaka te propose de te payer le billet pour Paris, surtout ne refuse pas. Il fait bon en ce moment chez les parigots et ils ont toujours de l'électricité et de l'eau. Les seules poubelles se trouvent au PSG.

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    4. Ce Rogange de la Canebière est trop jaloux. L'OM c'est fini, comme Capri.

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  14. Oui, nous sommes souvent accablés par ces problèmes qui pourrissent notre vie. Nous les supportons depuis trop longtemps et nous ne voyons venir aucun changement. Mais quand on entend ce qui se passe du côté de la RCA, de la RDC et du Mali on constate que nous avons de la chance de vivre dans un pays en paix. La paix, dans ce monde de violence c'est la chose la plus importante. Le Gabonais a toujours aimé la paix. C'est pour cela qu'il entretient cette légendaire philosophie du fatalisme à toute épreuve pour copier votre expression.

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  15. J'ai apprécié votre article Phemga qui fait bien la distinction entre l'évolution du pays et ses carences qui visiblement sont toujours les mêmes. Malgré les critiques on sent que vous aimez ce pays. Sinon vous passeriez sous silence les progrès accomplis et que vous reconnaissez. Les premières photos de Libreville sont belles et on a vraiment du mal à imaginer, dans ce cadre de vie, des pannes d'électricité, le manque d'eau et la présence des poubelles dans les rues.

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  16. Libreville la belle, Libreville les poubelles.
    Noir c'est noir mais il y a toujours de l'espoir.
    Et l'eau qui ne coule pas ce n'est pas un cadeau.

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  17. Ne pas avoir d'électricité c'est dur mais sans eau courante la vie est insupportable. Dans un pays où les pluies sont abondantes, il y a quelque part un non sens. C'est bien d'avoir réalisé des routes pour désenclaver certaines régions mais la priorité absolue, aurait dû être d'assurer la bonne distribution de l'eau tellement indispensable à la vie.

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    1. Effectivement, cela coule de source si je peux m'exprimer ainsi.
      Pas pour tout le monde apparemment.

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  18. Malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos peines. La SEEG vient d'annoncer qu'elle procèdera dès samedi à des coupures d'eau pendant toute la journée pour engager des travaux dans la région de Ntoum. Soit disant pour permettre différents raccordements de tuyaux qui apporteront un débit plus important dans Libreville. Ces travaux devant durer jusqu'à fin mai, certains jours vont être compliqués à vivre dans la capitale. Si seulement on avait la garantie qu'après ces travaux on sera enfin approvisionnés normalement, ça vaut le coup de souffrir encore mais avec ces gens là qui nous racontent tellement d'histoires, il ne faut croire que ce que nous constaterons. Je voudrais bien savoir comment font les pays occidentaux pour entretenir ou améliorer leurs différents réseaux de distribution d'eau. Je n'ai jamais entendu dire que Paris, Londres ou Berlin subissaient de telles coupures pour permettre l'amélioration des débits.

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